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PARCOURS : la petite histoire du Cot-Regnier ...
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Le Barzoï, un choix pour la vie... Aussi loin que peuvent remonter mes souvenirs, j’ai toujours été attirée par les chiens en général et par les lévriers en particulier dont j’affectionne les lignes épurées et l’allure distinguée.
Ma première Barzoï, Tsaritsa de Morton-Hall, fut le cadeau anniversaire dont je rêvais. J’avais préalablement contacté deux grandes éleveuses françaises du moment : Madame Raulin-Arnoult (Mariettes) et Madame d’Arbelles (Morton-Hall).
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Madame d’Arbelles en parlait avec un tel romantisme ! Ce fut elle qui l’emporta... C’est ainsi qu’a débuté cette longue et exclusive "histoire" avec le Barzoï !
Chez Mme d'Arbelles en 1971 avec de gauche à droite :
- Andromeda van de Zilvestrand
- Igor of Matalona
- Tsaritsa de Morton-Hall
- Tchita
- Roxanna de Morton-Hall
En faisant l’acquisition de Tsaritsa, j’ai aussi noué des relations personnelles avec Mme d’Arbelles qui a su très rapidement m’intéresser à la race en général (elle était "très à cheval" sur les caractéristiques essentielles du Barzoï à préserver, une prédilection pour les têtes et les lignées ... ).
A ce moment-là, je ne songeais pas à faire de l’élevage, mais posséder plusieurs barzoïs me tentait. J'ai donc fait l'acquisition en 1971, toujours chez Mme d’Arbelles d’Ukraina de Morton-Hall, puis d’Utka de la Polianka qu'elle même avait importé de chez Mme Dupret (Barzoïs de la Polianka - Belgique). Utka avait alors 12 mois, blanc à grand manteau acajou soutenu (un fils d’Alexander van de Emelenberg et de Raskora Alexander). Utka (dit "Udav") était un peu long, mais il alliait élégance et puissance avec un beau mouvement ample et léger.
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Mes Barzoïs en Charente
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J’habitais à la campagne, j’aimais vivre avec les animaux, je commençais à prendre goût aux expositions, l'envie d'élever a rapidement suivi. J'ai demandé et obtenu l’affixe du "Cot-Regnier" en 1972 (nom d’un lieu-dit sur la propriété où je résidais alors en Charente : le Cot-de-Regnier ou Coteau de Regnier, un ancien camp romain).
Ma première portée est née le 9 décembre 1972 d’Utka de la Polianka et Ukraina de Morton-Hall. J’en ai gardé Volga, une femelle avec les mêmes caractéristiques que son père, au caractère joyeux, très équilibré, et qui m’a donné mes premières joies d’éleveur en concours. Elle est l’ancêtre de tous les Cot-Regnier actuels.
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Mme d’Arbelles m’incita ensuite à entrer en contact avec Mme Dupret afin de pouvoir utiliser un de ses mâles importé du Canada, Picasso de Bolshoï et je suivis naturellement son conseil. Ce fut pour moi l’occasion de faire la connaissance de Jo Dupret, et de nouer avec elle une amitié qui dure toujours aujourd’hui.
Le goût pour la compétition et les concours était alors bien ancré, la graine que Mme d’Arbelles avait semée en moi avait bien germé : l’envie d’élever et surtout celle de sélectionner ne m’ont plus quittés depuis.
Volga du Cot-Regnier, Monaco 1977
En 1981, je suis partie de Charente pour la Corrèze et j'y réside toujours. Pendant près de 20 ans (jusqu'en 2001), j'ai participé activement à la vie du Club du Barzoï en assistant mon époux, président sur cette période. Passionnée par l'histoire de notre race et ses lignées (l'héritage de Mme d'Arbelles toujours), j'ai publié deux livres pour le compte du Club : "Le Barzoï en France" I (1994) et II (2000) ; puis en 2005, un troisième "Le Barzoï, Hier et Aujourd'hui" cette fois-ci à compte d'auteur avec mon époux. Depuis 2001 j'ai aussi mis en place et gère, en compagnie de deux autres "amoureuses du Barzoï", un site internet sur la race : "barzoi-france.com".
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J’ai toujours eu peu de chiens (moins de 8) et ma production est limitée. Mes barzoïs ont actuellement à leur disposition un hectare dont une partie est un bois, et ils logent dans une petite bergerie aménagée pour eux, communicante à la maison, ce qui leur permet de venir passer des moments avec nous lorsque nous sommes là. Les chiots naissent à la maison et je les y gardent pendant 3 semaines puis ils vont dans leur propre parc. Par la suite, ils y reviennent régulièrement pour leur bonne sociabilisation.
Le parc des chiots.
J'ai souvent eu une préférence pour les femelles et la lignée que j'ai construite au fil du temps repose sur elles : Volga bien sûr, mais aussi Moskowa, Tihomila, Danica, Liouba, J'Koura, et maintenant Priska ont compté et comptent toujours énormément pour moi. Toutes ont su m'offrir de grandes satisfactions, tant par leur personnalité, pour ce qu'elles m'ont donné au propre et au figuré, et les résultats qu'elles ont souvent obtenus.
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La neige en Corrèze.
Une rareté dont se réjouissent les Barzoïs.
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J’essaye d’être fidèle à ce que demande le standard et j’avoue être plutôt traditionnaliste : maintien et respect de ce qui nous a été transmis (nous avons la chance d’avoir un riche passé, il suffit de se plonger dans la documentation existant sur ce sujet). Le Barzoï est une des races qui a subi jusqu’à maintenant le moins de transformations (certains barzoïs du début de ce siècle figureraient encore dignement dans nos expositions actuelles). C’est tant mieux car ce n’est pas le cas de beaucoup de races aujourd’hui. L'avenir me semble moins rose, mais espérons que cela pourra continuer. Mais si je privilégie le standard et les expositions dites de "beauté", j’accorde aussi de l’importance au travail et participe à un certain nombre d’épreuves car je trouve important de chercher à conserver dans une race ses qualités innées, ce pour quoi elle a été à l’origine sélectionnée... et les Barzoïs sont si heureux de pouvoir courir ! Parmi les différents titres que mes barzoïs ont pu remporter, ma préférence va à celui de "Champion de France" ; je suis très fière d'en détenir le record du plus grand nombre (jamais égalé en Barzoï), malgré ma faible production.
Mais les Barzoïs ne se raisonnent pas seulement en tant que chiens de concours. Ils sont surtout nos compagnons de tous les jours et nous les aimons parce qu’ils sont beaux, sensibles et attachants, mais aussi indépendants (souvent), cabochards (parfois), et... qu'ils savent nous témoigner tant d'amour en retour !
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